Da: e.colonna
Oggetto: News From Rafah Gaza Border/dernières nouvelles de Rafah frontière de Gaza
Steadfastness and solidarity at the Rafah border
Under pressure from the Egyptian army and the police, the International Movement to Open the Rafah Border ( IMORB), is maintaining their camp at the Rafah Border. The group is growing; now 26 people from France, USA, Germany, Egypt, Belgium, and Sweden.
Yesterday, our Italian friend left us for his job in Italy, but a German woman, Alona, married to a Palestinian from Rafah, joined us with her six children, aged 2 to 12. She wants to return to live with her husband and other three children in Gaza. After Egyptian authorities denied her entrance, she said, “I am coming from Germany and I don’t wish to go back to sleep in El Arish. I come here and I only want one thing: to go to Gaza.” By phone, her husband asked his family to join the IMORB camp.
This morning we were joined by a Palestinian refugee, Mohammad, a PFLP (Palestinian Front for Liberation of Palestine) activist who spent 24 years in Israeli prison and has been living in Belgium. Mohammad’s daughter, a diabetic student in Gaza, is now in need of insulin. “Since June 8, the Egyptian authority has denied my exodus from Egypt. I heard about your camp and I decided to come and stay with you. The rumor says the border will be open Wednesday [6/17] so I will stay and wait.”
Nine Swedish Palestinians, including four children, have also joined the border camp.
Since we set up camp two days ago (6/13) Egyptian police and intelligence agents have been visiting us periodically. Each night Colonel Mohammad speaks to us, but allows us to stay, after first threatening to expel us by force.
When he came to us last night he showed more tolerance and ordered the toilets, adjoining the cafeteria, opened, which had been closed by General Khalil Harb to pressure us to leave.
This morning policemen came and asked us to put down the tents. We explained that we need the tents for the children to take their naps later. They pressured us no more on this issue.
After yesterday morning’s visit, General Harb, came after midnight and said, “this is a closed military zone, and your presence here is unacceptable. We will use any means necessary to remove you.”
In spite of all this pressure, the IMORB persists. They stated, “we will leave only when the border will be opened.”
Our presence is reinforced by support from the Egyptian population, some of whom have brought us blankets, mattresses and other supplies. This morning an unknown man brought us fresh bread. Then a child brought some fooul, a traditional breakfast meal, that was most delicious.
Yesterday evening a policeman came to us wearing a Palestinian kifeyeh around his neck and offered us some chai.
All these demonstrations of support help us to persist in spite of the precarious situation, what Alona calls a “five star hotel.”
In Solidarity
from all
International Movement to Open Rafah Border
http://www.facebook.com/group.php?gid=9986479902
Détermination et solidarité à la frontière de Rafah
Malgré les nombreuses pressions de l’armée et de la police égyptiennes, nous tenons toujours notre campement à la frontière de Rafah et notre groupe grossit toujours puisque nous sommes actuellement 26 personnes.
Hier, notre ami Italien nous a quitté mais une Allemande, Ilona, mariée à un Palestinien de Rafah nous a rejoints avec ses 6 enfants âgés de 2 à 12 ans. Elle doit retourner auprès de son mari et ses 3 autres enfants restés à Gaza. Après que les autorités égyptiennes lui aient refusé l’entrée, Ilona a déclaré : « Non, Je viens d’Allemagne et je ne recule pas. Je ne retourne pas dormir à Al Arish. Je suis ici et je veux une seule chose, c’est avancer, c’est entrer dans Gaza.»
Par téléphone, son mari nous indiqué qu’il avait demandé à sa famille de nous renforcer par leur présence dans le camp
Ce matin, nous avons été rejoints par Mohamed, un réfugié palestinien, ancien militant du FPLP ayant passé 24 ans dans les geôles israéliennes qui vit en Belgique et 9 Palestino-Suédois dont 4 enfants.
La fille de Mohamed, diabétique, étudiante à Gaza, n’a presque plus d’insuline. C’est pourquoi il est venu pour lui en apporter ainsi que du matériel médical. Il nous a déclaré : «Depuis le 8 juin, les autorités égyptiennes me refusent la sortie d’Egypte. J’ai entendu parler de votre campement et j’ai décidé de rester avec vous. On dit que la frontière sera ouverte mercredi prochain, alors je reste.»
Depuis que nous avons installé notre sit-in il y a 3 jours maintenant, nous recevons en permanence la visite de la police ou des services de renseignements. Toutes les nuits, le Colonel Mohamed passe nous voir. C’est lui qui nous a autorisés à rester après avoir fait une intense pression sur nous en nous menaçant de nous expulser par la force. »
Lors de sa visite hier soir, il a été beaucoup plus tolérant et a ordonné l’ouverture des toilettes qui avaient été fermées en même temps que la cafétéria afin de nous pousser à partir sur ordre du Général Khalil Harb.
Ce matin, les policiers sont venus nous demander de démonter nos tentes mais nous leur avons expliqué qu’en raison de la présence des enfants, nous ne pouvions pas le faire car ils auraient besoin de dormir cet après-midi, ce qu’ils ont accepté.
Après sa visite d’hier matin, le Général Khalil Harb est revenu vers minuit pour nous menacer. Il a déclaré : « C’est une zone militaire. Votre présence ici est inacceptable. Nous utiliserons tous les moyens pour vous faire partir. »
Mais malgré tout cela, nous restons fermes et nous leur signifions que nous ne bougerons que si la frontière est ouverte.
Nous sommes également encouragés par les gestes de soutien de la population égyptienne. Ils nous apportent des sacs de couchage, des couvertures, des cigarettes. Ce matin, un inconnu nous a donnés du pain chaud, ensuite un jeune garçon nous a apporté du Foul, le délicieux plat traditionnel du petit déjeuner des Egyptiens.
Hier soir, l’un des policiers est arrivé pour prendre son service avec un keffieh sur les épaules.
Tous ces gestes de solidarité nous encouragent et nous aident à vivre dans la promiscuité, ce qu’Ilona appelle un hôtel 5 étoiles.–
In Solidarity
from all
International Movement to Open Rafah Border
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